"On devrait déclarer une guerre, quand on a terminé d'écrire sur la précédente "

ESSAIS, ROMANS, MEMOIRES SUR LA GUERRE DE 39-45 CE QUE J'AI LU .....

 

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A LIRE ABSOLUMENT : EN MARRON ET GRAS 

 

LA MAISON PALE   L. Mc CALLIN

SI C'EST UN HOMME   P. LEVI

CE QUI NE NOUS TUE PAS... C. DECLERCQ

LA ZONE D'INTERET  M. AMIS 

PREMIERE STATION AVANT L'ABATTOIR R. SLOCOMBE

LE MORT QU'IL FAUT  J. SEMPRUN

SIGMARINGEN   P. ASSOULINE

LA SECONDE GUERRE MONDIALE EXPLIQUEE A MA FILLE  H. ROUSSO

L'OSYSSEE DU TRAIN FANTOME  J. ALTWEGG

L'INCONNUE DE BIROBIDJIAN   MAREK HALTER

LA LIBERATION  SANDOR MARAI

L'ECRITURE OU LA VIE  JORGE SEMPRUN

1940  MAX GALLO

HEUREUX COMME DIEU EN FRANCE

LA LEGENDE DE NOS PERES   SORJ CHALENDON

L'ARMEE SECRETE

LA PROMESSE DE L'AUBE   ROMAIN GARY

LE CAMP DE GURS

ELLE S'APPELAIT SARAH   TATIANA DE ROSNAY

LES CHENES QU'ON ABAT  ANDRE MALRAUX

NOUS VOULIONS TUER HITLER

AU COEUR DU TROISIEME REICH    ALBERT SPEER

LES SECRETS DU JOUR J    GILLES PERRAULT

LES SECRETS DE L'ORCHESTRE   FANIA FENELON

LE BAL DES MAUDITS  IRWIN SHAW

 

 Dans un Sarajévo quitté par l'armée Allemande le héros du roman découvre des exactions sur des civils. Son enquête commence à déranger les Partisans qui découvrent ses liens avec les Oustachis. Est ce l'atmosphère pesante qui fait que ce "pavé" est quelquefois indigeste et lourd...il faut être très au fait des liens entre tous les acteurs pour s'y retrouver.

Un livre d'histoire pourrait s'avérer indispensable pour digérer l'intrigue ; la lourdeur du style n'arrangeant rien.

Ouvrage qui essaie de répondre à la question : "Comment le peuple Allemand peut-il se relever de la période du nazisme". A travers une vie entière dévouée à cette question l'auteur va des pouponnières Nazies aux témoignages ( peu en fait )  de l'an 2000 recueillis auprès des nouvelles générations. Il en ressort un malaise général car GITTA SERENY paraît très impliquée jusque dans ses sentiments personnels avec certains dignitaires nazis, ce qui aurait tendance à adoucir le tableau. Il n'empêche que c'est un témoignage très fort mais qui ne répond pas à une question sous-jacente: "Sit tu savais qu'aurais tu fais ?"

malgré une lecture quelquefois difficile et un style un poil confus on ne peut qu'être admiratif du travail.

Et dire que cet homme ne voulait pas écrire. Pourquoi ce témoignage plus qu'un autre vous laisse sans voix et sans réaction sinon l'incompréhension de ce que l'homme est capable de faire à ses semblables. Cette lecture est déjà obligatoire dans certains établissements scolaires et c'est tant mieux ( avec précautions quand même).

Une grande puissance malgré un vocabulaire simple et une unité de lieu bien sordide. Ceci est une relecture bienvenue pour ma part.

Malgré l'écriture fine et riche on n'accroche guère peut être à cause de la banalité de l'intrigue (combien de fois ce thème de la Française éprise de l'Allemand a -t-il été choisi ? de très nombreuses fois ), mais la lecture reste agréable.

On sent la "lettrée" derrière l'auteur. Le vocabulaire est riche sans ostentation, l'écriture est belle et fluide.

L'impression laissée par la lecture de cet ouvrage est loin d'être sympathique, pour ne pas écrire pire. Le ton , naviguant entre marivaudage, humour,  froide analyse et gestion d'un hypermarché de l'horreur ne laisse pas indifférent mais met mal à l'aise le lecteur basique que je suis. Les personnages semblent évoluer dans l'irréel, bien loin, du ton des "Bienveillantes" de J. LITTELL.

On pourrait croire que le sujet ne mérite pas cette appréciation, mais le ton, le vocabulaire, les situations, les personnages....ne méritent pas mieux.

Passionnant ouvrage qui a pour cadre la conférence de Gênes ( celle qui essayait de régler le merdier monétaire mondial et qui institua - tous les étudiants de sciences éco savent àa - le gold exchange std renié par RUEFF ) . Bon là j'arrête d'étaler ma culture économique. Les personnages sont passionnants tous inspirés du réel. On y retrouve HEMINGWAY, MUSSOLINI...entre journalistes et espions. Il y aura même un accord signé entre LENINE et l'Allemagne pour renouer des relations diplomatiques.

précis, complet, lecture agréable et multiples intrigues et personnages hauts en couleurs. Tout pour écrire : passionnant

Je n'ai pas retrouvé le souffle des grandes interrogations de SEMPRUN dans cet ouvrage qui ne parle que de lui et de sa magouille au revier de Buchenwald. Je me suis un peu ennuyé, alors que les ouvrages qui ont suivi ou précédé son séjour m'ont passionné !

On retrouve encore toutes les références philosophiques , très agaçantes quand , comme moi, on en connaît à peine 10 %. Mais comme SEMPRUN parle bien de lui et des ses compagnons.

Allez savoir pourquoi j'atttendais beaucoup de cet ouvrage. A la page  117 : j'avais déjà vu des invités s'ennuyer dans ces murs, mais c'était le plus souvent d'un ennui de qualité...". Eh bien je paraphraserai en écrivant : "j'ai vu bien des lecteurs s'ennuyer à la lecture de certains livres, mais un ennui de qualité"... En effet, une intrigue très mince - mais était-elle nécessaire cette romance entre le Majordome et Jeanne ? - des personnalités à peine entrevues...et rien d'autre..!!

désolé d'écrire bof, malgré la qualité de l'écriture et les nombreux bons mots ( vraiment bons) mais je me suis ennuyé ferme.

Une approche intéressante et pas ennuyeuse du tout, qui remet bien les évènements en perspective.

Je ne suis par contre pas persuadé que les questions viennent vraiment d'une adolescente. Une imprécision ou une interprétation sur l'auteur de la conspiration envers Hitler : STAUFFENBERG ou SCHWANENFELD ou les 2 ?

à part un dialogue un peu convenu, cet ouvrage remet les évènements en perspective pour les Jeunes.

On rend peu hommage aux traducteurs, mais ODILE DEMANGE , doit ici être remerciée pour nous raconter cette "odyssée" incroyable où 900 détenus sont allés péniblement (euphémisme pas très délicat ) de Bordeaux à Dachau.

Dans le monde de communication dans lequel on vit, on serait tenté d'écrire, qu'il y a peu de noms connus ( sauf quelques philosophes..) dans ce train....mais seulement tenté car que de courage, de volonté, de bagarres, de situations terribles dont les péripéties sont , heureusement encore, racontées dans les écoles.

On a parlé de la traductrice , mais que dire de ce juif Viennois qui dépouille les archives de Toulouse pour reconstituer l'histoire de sa famille. Merci à lui : KURT  WERNER SCHAECHTER. Cet excellent ouvrage remet en perspective le rôle de la SNCF, la participation des communistes au gouvernement de la libération et notre devoir de mémoire toujours ardent !

que cette histoire vraie est étonnante. Les Russes avaient crée, quinze ans avant Israël, un état à l'Est de la Sibérie pour y mettre tous les juifs : le Birobidjian. Belle et originale intrigue captivante jusqu'au bout dans un cadre de Maccarthysme assez "vérolé".

Certains passages ( le voyage en train vers la Sibérie ) m'ont rappelé "Dr Jivago" de B. Pasternak, ce qui n'est pas un vain compliment même venant d'un lecteur bien béotien comme moi !!

C'est le premier "Halter" que je lis. C'est très bien écrit, précis , vocabulaire riche et intrigue originale. On sent la recherche précise des choses et des faits.

Bien sûr on y parle de la libération de Buda, mais bien plus encore de la libération des contraintes, de soi même dans un texte très beau et fort à la fois. Il y aurait presque unité de temps, de lieu et d'action dans cette cave.

très bien écrit ( traduction de Catherine Fay ), sans emphase avec même une certaine douceur dans cette Hongrie au siège implacable. Les phrases sont longues, précises sans voyeurisme - notamment dans le viol d'Elisabeth à peine évoqué mais avec une force terrible - Du bel ouvrage.

Tout le monde vous dira que c'est le plus beau livre de l'auteur ( décédé en 2011 ). Pour ma part, en ayant beaucoup lu ( et souvent un peu vite ou trop tôt ) sur les camps, je trouve que ce volume pétri de culture et d'interrogation sur l'indicible est le livre le plus fort sur cette période.

Très beau style, vocabulaire riche !! et que de culture. Il n'est que, peut être avec Primo Levi, lui pour s'interroger avec autant de profondeur sur ce qu'il a vécu.

bien sûr ne pas s'attendre à du nouveau...quoique un jour à l'ouverture des archives nous n'ayons quelques mauvaises surprises. Par une présentation très aérée, des paragraphes courts Max Gallo nous donne ou nous redonne les repères indispensables de cette période. A suivre...

Ne serait ce que pour la clarté sans "prise de tête" ce premier volume est une excellente et agréable révision de nos classiques. Et puis, quel confort de se remettre à une chronologie logique.

le titre est sympathique ; c'est une réplique d'un sous marinier allemand rencontré par le héros, mais l'histoire est banale et manque de souffle pour cette époque ( il est vrai qu'écrire après cinquante ans c'est peut être plus facile !!).

à défaut d'intrigue, le style est agréable, léger et teinté d'humour.

Voilà bien un livre très fort qui donne à réfléchir sur toutes les légendes, histoires et faits de guerre plus ou moins enjolivés par la famille bienveillante. Le départ - original - une fille demande à un biographe professionnel d'écrire l'histoire de guerre de son "petit Papa". Le professionnel aguerri va découvrir que tout n'est que mensonges et joliesses pour faire plaisir à Fifille. En plus ce professionnel va faire un transfert de l'histoire ( discrète !) de son Père : un vrai résistant pour écrire cette histoire. La chute est bien morale et réconfortante sur la nature humaine. Mais ce livre soulève le bien fondé de l'histoire de millions de Pétainistes devenus résistants, surtout après Mai 1945.

le style est épuré et parcouru de pépites d'observations. On sent une certaine retenue pour ne pas faire dans l'emphase, tant la situation s'y prêterait. On veut vite aller jusqu'au bout pour savoir comment ce biographe va " s'en sortir".

Bien sûr il s'agit d'un livre pour initié ou , à tout le moins, intéressé par la région. Très documenté, facile à lire, précis j'y ai surtout relevé ce qui se passait à Egletons et j'ai fait plein de découvertes dont personne, ou presque , ne m'avait parlé et j'ai, pourtant, presque 65 ans !! Que dire de nos jeunes qui, faute de témoins, perdront la mémoire de ces fortes journées.

je mets à lire absolument mais seulement pour les initiés ou les gens de la région. C'est facile à lire et à relire et précieux pour les témoignages.

Voilà bien un grand classique et la première forte oeuvre de ROMAIN GARY qui vient après les "Racines du Ciel". Autobiographie on retrouve le résistant, le combattant, le fils d'une mère Juive toutes ces racines. Passionnant encore aujourd'hui, même si la fin est connue de par les nombreux lecteurs et le film dont on retient surtout la prestation de MELINA MERKOURI dans le rôle de la mère de Gary.

une belle langue, un humour féroce sur soi même et toujours cette recherche de la réussite font ce roman autobiographique un grand moment de lecture.

habiter seulement à quelques kilomètres de ce camp et n'y trouver qu'un petit cimetière bien entretenu m'a permis, au delà des camps Languedociens de découvrir ce camp de réfugiés, dédié, bien tôt hélas, aux juifs. Une histoire sombre à replacer dans son contexte par ce livre qui, en fait, est une thèse.

très documenté ( trop ? ) c'est absolument à lire pour avoir une vision précise des actions du régime de Vichy en ce qui concerne le traitement des "indésirables".

bien sûr le film - c'est un des bienfaits du cinéma- a donné envie de lire ce livre attachant et fort. N'ayant pas encore vu le film je ne sais pas si le metteur en scène a été fidèle au roman : mais est-ce si important ! Relater, sans complaisance, cette période peu glorieuse de l'histoire de France était nécessaire et une forme romanesque évite -peut être - la sécheresse d'une étude ex abrupto.

oui à lire absolument ne serait-ce que pour le témoignage et la forme, jusqu'au trois quarts du livre, des aller retour dans le temps. Peut être la fin est-elle un peu inutile et cousu de....fil blanc si j'ose écrire celà.

quand on s'intéresse à DE GAULLE, voilà un grand classique qui se bonifie en le relisant et en l'annotant. Ces conversations, à bâtons rompus, pleine d'échanges d'érudition, ne révèlent, en réalité  pas grand chose du personnage - ses réponses sont souvent incomplètes et ampoulées voire humoristiques - mais complètent un portrait déjà riche et vu par ailleurs des dizaines de fois.

à lire et à relire. Mais les échanges étant de haute volée, la culture nécessairepour tout comprendre doit être large.

Au delà du bon film "WALKYRIE" ( film de BRYAN SINGER avec Tom Cruise ) qui nous a remis en mémoire cette tentative d'assassinat d'HITLER, ce petit livre , écrit par le frère d'un conjuré et conjuré lui même nous remet en mémoire ces actes et nous précise bien des choses.

Le but de l'opération n'était pas seulement un attentat isolé, mais bien "d'amorcer un complet renversement de régime" p 147.

CLAUS VON STAUFFENBERG intervient assez tard après sa nomination en tant que chef d'état major de l'armée de réserve le 20 juillet 1944.

L'opération avait été précédée par 3 échecs en Mars 1943.

Le 20 juillet 1944 l'attentat est perpetré à 12 H 30 et VON STAUFFENBERG arrêté dix heures plus tard.

les auteurs du livre ne seront jamais inquiétés.

Comme il est réconfortant de savoir, que sous ce régime, il a existé de tels hommes courageux et droits.

Bien documenté. Le récit par le frère d'un conjuré enjolive, peut être un peu les choses, mais ces tentatives resteront dans l'histoire comme des actes courageux.

Voilà bien un ouvrage très controversé.  A n'avoir aucune culture minimale sur cette période, il est intellectuellement dangereux de ne lire que cet ouvrage. Mais le point de vue de l'auteur est éminemment intéressant car au coeur des relations HITLER et ses hommes.

On pourra reprocher que le sujet des camps de concentration n'est, à de rares exceptions près, pas abordé.

Il semble, à la fin de la lecture, qu'ALBERT SPEER s'est donné le beau rôle dans cette organisation. Ses relations personnelles avec le Chancelier du Reich sont vraiment disséquées et intéressantes, de l'enthousiasme du début à la tentative d'assassinat ( ce n'est pas l'opération WALKIRIE ).

a lire absolument mais avec un risque tout de même, celui de ne voir qu'un côté enjolivé et partial des choses. Si on possède un minimum de culture sur cette période, cet ouvrage va révéler bien des choses cachées sur les relations humaines au sein du III Reich et permettre, peut être, de faire cette fameuse "part des choses".

livre qui date un peu - Trente ans - mais qui, comme d'habitude avec GILLES PERRAULT est fort documenté; N'étant pas historien je ne sais si tout ce qui est cité est vrai. J'ai, par exemple, un doute sur l'absence d'ennemis en haut de la Pointe du Hoc...tant de morts pour rien, du moins à cet endroit, mais tant de héros et d'anonymes venant de l'Ouest.

Voilà du fort, du très fort. Comment un  orchestre a-t-il pu exister à AUSWITZ puis à BIRKENAU ? c'est ce que nous raconte l'héroîne, tour à tour réaliste, comique, sur un nuage...tout comme le lecteur qui, bien souvent , n'en croit pas ses yeux. Les réactions des Kapos, des SS...est finement analysé pour être ancré fortement dans la réalité. Le portrait de la chef d'orchestre - ALMA ROSE - est magistral, d'abord "sans pitié", puis après sa mort "émouvant".

pour le portrait de la nièce de G. MAHLER la chef d'orchestre et pour se dire qu'il y a eu un peu ( que dire !!??) d'humanité dans ces camps, mais je n'ose l'écrire.

Voici un ouvrage, le plus connu de l'auteur IRWIN SHAW, que j'ai eu du mal à finir. Non que le sujet soit futile et inintéressant, mais c'est le rythme qui est très lent. Avant de retrouver les personnages sur le front on a droit à un long prologue. On est , ensuite, en pleine guerre et la partie finale de l'ouverture des camps est réussie.

Peut être le succès du film a fait plus la renommée que le livre lui même.

ouvrage de 1956 traduit par GM DUMOULIN au rythme un peu lent.

film d'E. DMYTRICK de 1958 à la distribution légendaire ( BRANDO, CLIFT et MARTIN )