UN CHOIX DIFFICILE

ROMANS ,ESSAIS SUR LA GUERRE DE 14-18 : j'ai lu......

 

A LIRE ABSOLUMENT : EN MARRON ET EN GRAS 

 

LA DISPARITION DE JOSEPH MENGELE  O. GUEZ

L'AMNESIQUE DES TRANCHEES  JM COSSON

LE RETOUR DU CAPITAINE EMMETT

LE COLLIER ROUGE  JC RUFIN

AU REVOIR LA HAUT : P. LEMAITRE 

TOUS LES SALAUDS NE SONT PAS DE VIENNE  A. MOLESINI 

LE REVEUR DES HALLES   EMMANUELLE FRIEDMANN

VERDUN  ARTHUR CONTE

ORAGES D'ACIER  JUNGER

LE FEU  H. BARBUSSE

LES CROIX DE BOIS   R. DORGELES

LA LIBERTE GUIDAIT LEURS PAS   P. MIQUEL

CLARISSA   SWEIG

AVANT LA TOURMENTE   ANNE PERRY

 

Autant l'écrire tout de suite je n'ai pas été emballé par cet ouvrage. Mais je sais que ça vient de la série de C. BERNADAC (dont plus personne ne parle ) qui m'avait glacé, je devais avoir un peu plus de 20 ans.
Cette longue traque est surtout une plongée pas très originale dans l'esprit du criminel et la recherche - inconsciente ? - d'explications voire d'excuses.

Cette traque a été bien sûr couverte par tous ceux qui avaient participé de près ou de loin et on peut comprendre la volonté d'un enterrement de première classe.

Bref j'ai le droit de ne pas avoir été séduit et pourtant le sujet exerce une grande fascination - non dite - sur tout le monde à part , peut être, la Jeunesse.

Grandes et tristes histoires que celles de ces hommes revenus de la "Grande Guerre" avec leur corps mais sans leurs "esprits". Traînant d'endroits en endroits psychiatriques les Médecins auront beaucoup de mal à les remettre en famille; Mais ce livre est bien pesant et sans grand intérêt (autre qu'historique) tant les situations et témoignages sont redondants.

j'ai écrit pourquoi sans remettre en cause ces situations dramatiques.

OH pas de grandiloquence ni d'effets particuliers dans ce roman qui aborde le difficile thème des exécutions "sommaires?" pendant la guerre de 14. Les amis et parents du Capitaine Emmett lèvent lentement le voile sur ce qui fut sa vie, mais c'est surtout un certain officier.... ( je ne vous révèle pas la fin ) qui donnera, de ce drame, une explication plutot alambiquée. L'auteur nous signale que seulement 3 officiers ont été fusillés  pour 300 soldats de deuxième classe Britannique dans le cadre de ces "trahisons". L'enquêteur Bertram est, et c'est amusant, accompagné de son ami Charles faisant ainsi penser, furieusement, au docteur Watson qui aidait souvent qui vous savez.

lecture agréable, enquête un poil "longuette" mais du plaisir et matière à reflexion.

Petit livre, mais qu'on ne se méprenne pas : grand talent. Histoire pas banale qui ne marque que le refus de la guerre bien au delà des cellules politiques.  A méditer !!

Au delà de la fluidité du texte et de ses mots simples, il y a beaucoup à réfléchir devant la violence et l'inutilité de la guerre. Beaucoup d'auteurs s'y étaient frotté, mais RUFIN, à travers l'histoire de ce chien nous rappelle les épisodes, aujourd'hui heureusement reproduits, des insoumis.

Je n'ai pas pour habitude d'encenser les prix littéraires. Mais ce dernier GONCOURT est à lire et pour plusieurs raisons.

Albert, Edouard, Volpatte , Firmin, Barque, Miroir, Jean d'Entremont, Beaucierge, Baboin...des pseudos twitterisés , des avatars facebooqués ? Non des jeunes comme toi, le portable et la tablette en moins, le courage et l'inconscience en plus.
Douaumont, Verdun, Chaulnes, Thierval, Radomir Alley : prend ton gps et géo localise , c'est en haut à gauche d'un Pays qui a bien du mal à réunir des moins de vingt ans devant ses monuments aux morts qui vont donner une idée de génie à 2 cinglés dont une gueule cassée ( ça reste un homme mais sans l'intégrité d'un visage complet : difficile ne serait-ce qu'imaginer !).

l'idée de faire payer à tous ces escrocs, profiteurs, généraux les années de souffrance en proposant une souscription  permettant d'ériger des monuments à tous ceux que l'on a croisés chez Dorgelès, Bordeaux, Chevallier, Conte, Perry..
Mais il n'y en aura qu'un à profiter, loin de la morale ( mais elle était où en 1915 devant Douaumont ?), des conseils , des bien pensants , des regards condescendants, de la pitié... loin de tout ça, mais près du bonheur chèrement gagné : délices de l'immoralité !

Bien sûr c'est un peu court de ne retenir que l'escroquerie, mais c'est tellement jouissif de se dire que des héros anonymes peuvent se payer "sur la bête" et ce fût rarement évoqué en littérature.
Il faut apprécier la langue fluide, l'humour et le vocabulaire quelquefois "leste"; Mais il faut se dire que peut-être, mais ce n'est l'avis que d'un "Béotien non gradé en littérature", on est un peu éloigné de "La peur" de Gabriel Chevallier ou d'autres encore. Mais le plaisir est là  et n'écoutez pas les "pisse froid" de tout bord puisque le Goncourt fait de nouveaux lecteurs...faisons en sorte qu'ils soient jeunes et que celà leur donne envie ( oh pas forcément le  11 Novembre ) de lire les noms sur le monument aux morts de leurs  ville, village ou hameau...
D'ailleurs à propos de Goncourt "Le Feu" de BARBUSSE n'a t-il pas été récompensé il y a presque 90 ans ?
Et continuons d'écrire sur les guerres puisqu'il paraît que l' "on ne devrait déclencher une nouvelle guerre que lorsque l'on a terminé d'écrire sur la précédente"...

A LIRE ABSOLUMENT pour le style précis, agréable, truffé de qualités, ainsi que pour l'intrigue dont le thème a été rarement traité. Quant à la fin elle fait partie du côté romanesque du roman.

Je dois vous avouer  que jusqu'à la page 214 je m'ennuyais ferme, dédidé , quand même à finir ce roman original au moins sur le thème , assez peu traité, des guerres de 1917 au Nord de l'Italie entre les Italiens et les Autrichiens.

Mais l'intrigue et la description sont devenues beaucoup plus dures pour nos héros pour finir par leur éxécution finale, le tout dans une dignité qui enveloppe tout le récit.

La traduction semble être fidéle, ponctuée de mots typiques à cette région, du moins je le suppose. Mais l'intrigue aurait gagné en entensité avec 200 pages de moins. 

Belle histoire dans ce quartier aujourd'hui disparu de Paris. Les héros traverseront, avec des fortunes diverses, la guerre de 14.

belle description du quartier, lecture facile. On prend du plaisir ! Mais si le "rêveur" est Octave c'est tout sauf un...rêveur car il sait, depuis, longtemps ce qu'il ne veut pas faire.

Quel livre magnifique ! non seulement par les descriptions et les détails, mais par la volonté de l'auteur de TOUT resituer -monde y compris ! - autour de cette journée. Magistral !

a lire absolument pour la documentation, la précision du propos, la vision grand angle !!

CARL JUNGER nous livre en 1920 un récit autobiographique sur sa guerre en 1914 en tant qu'engagé volontaire . Il a tenu 16 carnets réunis en 1920. Une description "clinique " des peurs des soldats, une description " lyrique" des combats font de ce témoignage un livre fort dont GIDE saluera " la bonne foi, l'honnêteté et la véracité parfaites"..

a lire comme un témoignage de ceux qui étaient "de l'autre côté". Vous n'y trouverez pas d'émotions grandiloquentes, mais un récit circonstancié, précis et autobiographique des combats de 14.

roman presque autobiographique de CLAUDE SIMON

LE ROMANESQUE AU PLUS PRES DU REPORTAGE

classification un peu risquée. Le Romanesque au plus près du reportage, élaboré par des auteurs qui sont allés " au feu" et qui utilisent le langage des soldats, retracent avec précision la vie dans les tranchées au plus près de la réalité. Ici le romanesque aide à la compréhension pour faire de ces ouvrages des chefs-d'oeuvre pour certains, des lectures incontournables pour d'autres...

ayant vécu les tranchées en Argonne, Artois et Soisonnais HENRI BARBUSSE écrit à la première personne dans un langage quelquefois cru, mais oh combien réel. L'ouvrage est sous-titré " JOURNAL D'UNE ESCOUADE" - fraction d'une compagnie ou d'un escadron sous les ordres d'un caporal ou d'un brigadier- et a obt HENRI BARBUSSEJOURNAL enu le prix GONCOURT en 1916. On est là, j'ose le dire, en plein reportage.

Ce fut le premier livre sur la guerre de 14, que mon Grand Père - ancien de Douaumont - m'a conseillé de lire.

pur chef d'oeuvre à lire et relire, même pour ceux qui ne s'intéressent, que de très loin , à cette époque. Rares sont les témoignages de cet ordre.

de ROLAND DORGELES a marqué autant les mémoires que "LE FEU" de BARBUSSE, sans doute grâce au film éponyme de ROLAND BERNARD en 1932 - dont le jeu de certains acteurs peut paraître , aujourd'hui -un peu chargé !
L'auteur a également connu les tranchées et son témoignage est fort sur la vie de tous les jours.

Puissions nous ne pas oublier ces anciens dont on parle au moment de désamorçer une bombe, ou de loin en loin, à l'occasion d'un certain 11 novembre...

DORGELES fait partie, ou devrait faire partie des lectures obligatoires pour nos jeunes...Sans vivre dans un souvenir forcené, souvenons de ces jeunes de moins de 20 ans qui comme console de jeux avait un LEBEL* et dont les parties n'étaient pas peuplées que de morts virtuelles.

le lebel était un fusil de calibre 8 mm dont disposait tous les soldats de la première guerre.

Fin de lecture du tome 1. Truffé de détails qui finiront par me lasser, je trouve ce livre un peu long et guère palpitant ; comme quoi le  nombre de pages.

Je me prépare au tome 2

modifierai-je mon évaluation au tome 2 ?

LE ROMANESQUE PUR

J'ai mis ce roman - inachevé - dans cette catégorie non seulement parce qu'il traverse la période de début de la guerre de 14, mais qu'il l'a continue par une observation très fine des petits acteurs ( infirmière comme l'héroïne) et des fraudeurs en tout genre. Une belle lecture.

Quel beau style ! une écriture raffinée, sans tapage ni racolage de quelque forme littéraire que ce soit. Des phrases certes un peu longues, mais un vocabulaire riche et une retenue que l'on sent tout au long de ce roman, resté, hélas, inachevé.

ANNE PERRY, connue pour ses romans policiers dits "Victoriens" a écrit cette magnifique saga de la famille REAVLEY bien plus forte, à mon goût, que ses autres oeuvres.
AVANT LA TOURMENTE

LE TEMPS DES ARMES

LES ANGES DES TENEBRES

LES TRANCHEES DE LA HAINE

A LA MEMOIRE DES MORTS constituent les 5 tomes de l'histoire des deux frères Joseph et Matthew.

eh oui, j'écris "A lire absolument", car ce romanesque là est de qualité, tout comme le romanesque Français/provincial dont nous reparlerons.