LITTERATURE AMERICAINE SAUF POLAR : MES APPRECIATIONS SUR ....

 

A LIRE ABSOLUMENT : EN MARRON ET GRAS

 

 

LA PASTORALE AMERICAINE  P. ROTH

TOUT CE QU'ON NE S'EST JAMAIS DIT   C. NG

TOUTE LA LUMIERE QUE NOUS NE POUVONS VOIR  A. DOERR

L'ATTRAPE COEURS   J D SALINGER

LA MAISON DU BOUT DU MONDE M. CUNNINGHAM

LA TACHE P. ROTH

UN HOMME  P. ROTH

LE COMPLOT CONTRE L'AMERIQUE   P. ROTH

NEMESIS  P. ROTH

L'OEUVRE DE DIEU LA PART DU DIABLE  JOHN IRVING 

L'EPOPEE DU BUVEUR D'EAU  JOHN IRVING

LE BUCHER DES VANITES  TOM WOLFE

CHRONIQUES DE SAN FRANCISCO  ARMISTEAD MAUPIN

LE MONDE SELON GARP  JOHN IRVING

CET INSTANT LA   DOUGLAS KENNEDY

LA POURSUITE DU BONHEUR  DOUGLAS KENNEDY

DERNIERE NUIT A TWISTED RIVER  JOHN IRVING

UN ENFANT DE LA BALLE  JOHN IRVING

LES DESARROIS DE NED ALLEN  DOUGLAS KENNEDY

UNE PRIERE POUR OWEN  JOHN IRVING

RETOUR A COLD MOUNTAIN  CHARLES FRAZIER

UNE ODYSSEE AMERICAINE JIM HARRISON

un livre "coup de poing" qui commence de façon bien banale dans une rencontre d'anciens élèves d'université Américaine.

l'Américain type ( surnommé quand même le Suédois) possède tous les atouts pour réussir et il y arrive. Son Père a monté une usine de gants, dont il hérite. Il épouse Miss New Jersey ...

mais son unique fille chérie va déraper sérieusement et mettre à mal l'Américan way of life et son Père ne finira jamais de culpabiliser. Il y a tout dans ce magnifique livre, morale ( qu'est ce que la réussite matérielle quand la famille explose?), histoire ( Mc Carthy, Nixon, Johnson..guerre du Viet nam), portrait effarant d'un Père déchu...

je n'ai pas peur d'écrire : un chef d'oeuvre !!

livre très documenté sur la période d'après seconde guerre en Amérique. P. ROTH décrit de façn incisive voire chirurgicale la personnalité du Père ; C'est remarquable de précision et ça fait froid dans le dos quand on repense aux ambitions américaines de l'époque.

Ce qui ressort de ce très bon livre d'une romancière Américaine ( son premier il me semble) c'est la délicatesse et la langue utilisée. Jamais de situations ambigues ni de violence ( et pourtant !!) mais un parcours finement ciselé qui aboutit à un drame.

C'est peut être dérisoire ( mais c'est le parti pris de ce site ) de classer ainsi cette oeuvre, mais le sujet a déja été traite ( SALINGER, SWEIG, SAGAN ), certes pas de la même façon. Mais c'est à lire !!

600 pages lues dans la douceur et l'émotion / merci à l'auteur d'avoir eu l'intelligence d"aérer" son récit ainsi : jamais plus de 3 à 4 pages par sous chapitre ( c'est peut la raison d'absence de table à la fin !). La rencontre de 2 êtres dans le temps et dans l'espace lointain pendant cette dernière guerre. L'héroîne est un peu Anne Franck, mais enfermée dans ses propres ténèbres et le grenier de son Grand Père. Werner, jeune enfant Allemand doudé est embarqué dans les jeunesse Hitlériennes. Donc rien ne pouvait les faire se rencontrer à ...St Malo. Prenant, bien écrit et bien traduit c'est un régale de lecture et de littérature.

Un vrai plaisir et pas une corvée d'un livre qui s'annonçait lourd de plus de 600 pages. L'émotion, la violence tout se mélange dans une certaine harmonie.

Une histoire intemporelle au delà de la période de l'Amérique Puritaine voilà le décor. Un jeune gosse paumé fait une fugue qui va le mener nulle part, en tous cas pas chez ses Parents tant il les évite. Un air de road movie en réduction, des relents de "sur la route"....en font un roman que l'on pourrait transposer dans n'importe quelle époque et pays...

Au début le style peut surprendre, sans d'ailleurs que cette surprise s'estompe mais c'est la marque de SALINGER qui n'a pas d'autres succès à son actif ( j'espère ne pas me tromper).

Oui je l e confesse , j'ai été incapable d'aller , ne serait-ce que jusqu'au milieu , de JAZZ. là j'éi voulu aller jusqu'au bout et ce fût difficile. Bien sûr un tel témoignage sur l'esclavage au 17 ième siècle en Amérique est précieux et je voulais aller au delà de mes difficultés de lecture et de manque de clarté du récit.

le style est toujours aussi difficile et le texte demande beaucoup d'attention, peut être par manque de clarté de l'intrigue et il faut souvent deviner les situations.

On peut se complaire dans cette violence gratuite en se vengeant de la soçiété actuelle ou de son manque de courage, ou encore de son incapacité à travailler et à s'insérer. C'est ce que font nos héros !

c'est lourd, très lourd et a faillit me tomber des mains. Mais aux dernières pages on veut quand même savoir si le héros va s'en sortir au bout de sa vie de "merde".

La violence à toutes les pages ne fait pas un bon livre à fortiori un chef d'oeuvre. Pour la violence et les bons livres voir les polars du Froid ! ici tout à l'air gratuit, même le fait de liquider , en série, des auto-stoppeurs. Pas vraiment de style malgré, encore une fois, l'encensement de la critique.

Une première lecture de cet auteur dans la lignée des post-Woodstock et autre Maupain. On s'ennuie ferme autour de valeurs un peu dépassées. Homosexualité portée au pinacle, relations aldutérines et nombreuses, familles compliquées composées décomposées avant l'heure. Peut être cette lecture que j'ai loupée dans les années soixante dix m'aurait accroché ? aujourd'hui , même en allant - péniblement- jusqu'au bout celà relève d'un exploit personnel.

Le style est banal, les intrigues ne le sont pas moins. Pour une lecture prise au hasard, elle rajoute un auteur Américain qu'il faut peut être découvrir un peu au delà des années soixante dix.

Encore un ROTH : rien que pour avoir une idée plus précise de cet auteur que l'on a dit "nobelisable"..

c'est un bien beau livre où on plaisir de retrouver le style précis, coulé de l'auteur. L'histoire est simple : un noir cache son origine, grâce à sa peau claire , dans les années post Mc Arthysme des US. Ca paraît étonnant pour un Européen, mais il y arrive ...presque. Que de paraboles ! mais quelquefois, aussi, bien trop de précisions inutiles - du moins pour le lecteur béotien que je suis - dans les personnages.

Il est, tout simplement, évident que c'est à lire ABSOLUMENT. Je suis encore bien présomptueux pour ne pas avoir classé cet ouvrage en chef d'oeuvre, mais les quelques longueurs m'en ont empêché !! c'est dire si je suis bien fat !

Un bien beau livre avec le style si coulé et inimitable de ROTH, là même où les mots les plus crus passent tout seul ! Description non pas d'une bataille mais "d'un massacre" que cette vieillesse remplie d'envie envers son Frère en bonne santé. Le héros se plaint mais fait-il vraiment un méa culpa suite à ses vies dissolues ?

Je regrette un peu, pour ma part, que le sujet même s'il n'est pas anodin pour chacun d'entre nous, n'a pas l'envolée sociale des grands thèmes abordés par l'auteur. Quel plaisir tout de même et quel sacrée santé que possède  ce héros, santé qu'il ne possède d'ailleurs plus vers la fin.

Beau pavé qui nous plonge dans les années trente et quarante. Je n'aurais jamais imaginé que la chasse aux juifs était si virulente dans la jeunesse de l'auteur. A partir d'une fiction,  à laquelle personne ne croît ( CHARLES LINDBERGH président des USA ) ROTH construit un environnement passablement dangereux pour un jeune juif et une famille déchirée par les mêmes querelles. Un peu longuet tout de même !

La lecture est toujours fluide. L'intrigue est intéressante, précise et vraiment très documentée. A lire.

Première découverte de l'oeuvre d'un "Nobélisable"....Un peu choisi par hasard à la bibliothèque municipale, ce livre me donne envie de lire autre chose de cet auteur. Langue fluide, intrigue il est vraie un peu faible, mais la torture morale du "héros" est admirablement décrite.

La lecture est d'une fluidité extraordinaire, sans emphase mais précise. Avoir choisi au hasard ce dernier roman, va me faire remonter dans le temps ... La description de l'auto-culpabilité ressassée est précise et complète.

Voilà encore un ouvrage où l'auteur s'en donne à coeur joie : personnages atypiques, situations drôles et insolites et le fil rouge de cet Homer que l'on suit de son adoption à son retour au bercail. Mais un peu de lassitude à la lecture, c'est long, très long, chargé de détails et le thème de l'avortement dans l'Amérique des années cinquante n'est pas ...folichon !

Toujours aussi précis l'auteur nous plonge dans une intrigue un peu tarabiscotée. Une lecture à faire rapidement mais qui ne laisse pas de grands souvenirs...ah le dernier IRVING c'est autre chose, comme quoi la maturité ....

Désolé de l'écrire, mais je me suis plus ennuyé qu'avec "Le monde selon Garp" ! Pas d'intrigue, personnages peu reluisants et un intérêt pour le sexe du personnage même pas teinté d'humour. Comment Mr IRVING ( auteur de l'excellent "dernière nuit à Twisted river") s'est-il commis dans cette "daube". Il est vrai qu'il y a plus de 25 ans j'avais peut être d'autres goûts.

Je mets BOF en sachant que ma bonté me perdra, mais peut-être dans le droit fil ( comme diraient les intellos !!) de "..Garp.." faut-il Aaaaaaaaabsolument lire cet ouvrage. Pas de style, pas de vocabulaire, pas d'intrigue..bon courage.

Comment construire un best seller - forcément encensé par la presse - en remplissant honteusement plus de 700 pages, alors même qu'il n'y en a que cent d'intéressantes !! D'ailleurs faîtes comme moi lisez à la "Kennedy" par la diagonale.

je mets "Bof" car on retrouve déjà en 1987 une peinture des "affamés" de wall street. Quant au reste de la banalité tant dans le récit que dans l'intrigue.

Je pensais me régaler, suite au conseil de Mr BUSNEL (encore lui ) et je me suis mortellement ennuyé, allant jusqu'à lire en diagonale la dernière moitié du livre. Encensé jusqu'à l'excès ( il n'est qu'à lire la quatrième de couverture ) en son temps, j'ai, sans doutes plus vieilli que lui !!

c'est démodé, un poil forcé sur les homosexuels, décalé, hors de mode, ringard....

en effet , à éviter mais ça n'engage que moi ; ne serait ce que par la forme qui n'est , après tout, qu'une conversation frivole sans recherche littéraire ni intrigue.  Et dire qu'il y a une suite....

Trés étonnant ! mais je n'ai pas aimé. L'avais je lu dans les années soixante dix ? il me semble...mais là j'ai trouvé ça un peu désuet, d'intérêt très limité, d'un féminisme outrancier et d'une banalité à pleurer ( ah les histoires en cursive !!) c'est  bien loin mais vraiment très loin du dernier IRVING  que j'ai beaucoup aimé....

je dois être le dernier des nazes puisque tout le monde dit que ce livre fait partie du top 100 du 20ième siècle !!

difficile d'aller jusqu'au bout, mais ça n'engage que moi ....

on trouve , quand même, la précision, le  style d'IRVING, mais que c'est ...rasoir !!

Le KENNEDY de 2011 ! fidèle à sa synthaxe et à son vocabulaire ni très sophistiqué, ni ultra riche ce dernier ouvrage se lit facilement même si le côté " guimauve" est un peu trop présent,  à mon goût. On revient aux années froides où le "suivi" des individus donne froid dans le dos. La fin est très romanesque un peu larmoyante.

facile à lire, bonne intrigue ...on retrouve le style de l'auteur sans emphase ni style ampoulé, mais non sans talent.

mon "premier" KENNEDY - Douglas de son prénom -  et un "pavé" de 680 pages paru en 2002   ...et comme j'aime bien les "pavés"... Pour une première lecture , j'ai été accroché dès les premiers chapitres. Celà se lit avec plaisir, les rebondissements sont nombreux et bien au delà du "roman de gare" il y a une approche du Maccarthysme" intéressante dans ces années 50.

On ne site jamais les traducteurs. En l'occurence BERNARD COHEN qui a très bien restitué, ce qui doit être à l'origine, un roman bien structuré et bien écrit. Les observations sur l'humain sont percutantes et on a toujours hâte de savoir - même si c'est un peu mélo - ce qui va arriver aux héros.

voilà bien un livre à lire et à rêver, même si "entrer" dans cet univers n'est pas facile avec les changements de lieux, de noms, de situations nombreux. Mais ça sent la résine, les grands bois, la pizza !! Il est étonnant de constater que c'est, avant tout ,une histoire d'hommes ( Père, fIls, Grand Père) dans laquelle les femmes ne font que passer. Et puis le véritable héros n'est-il pas Ketchum ? chacun y trouvera son plaisir.

a ma grande honte c'est le premier roman de J. Irving que je lis n'ayant même pas abordé "le monde selon Garp". C'est peut être un peu lourd de détails - souvent inutiles on croirait lire HOULLEBECK avec cette manie !! - mais c'est bien construit. La traduction y est sans doutes pour beaucoup en plus ou en moins . Ce roman réclame quand même quelque effort.... 

OUF ! je viens de finir ce pavé de plus de 700 pages et sans image !!

je suis allé jusqu'au bout par respect de l'auteur, essayant d'en être un moi même avec grande difficulté. C'est toujours riche, ciselé mais un poil ennuyeux tout de même. On se perd dans l'intrigue, même si , à la fin on attend l'arrestation d'un criminel homme/femme. Je suis loin de l'intérêt que j'ai trouvé à "la dernière nuit à Twisted river"..

bien sûr la traduction est excellente, le personnage du Docteur attachant. Mais on cherche l'intrigue, même si on croit se trouver dans l'Inde privilégiée des Colons Anglais.

Un nouveau KENNEDY, souvent inégal. Mais celui-ci est assez prenant et jubilatoire ! on attend avec impatience la chute dans le ruisseau de ce personnage hautain et plein aux as. Mais frustation il ne tombera pas aussi bas que ça aurait pu être jouissif.

oui pas mal parce que assez prenant. La traduction est agréable mais manque un peu d'humour.

c'est le troisième roman de cet auteur Américain que je retrouve avec plaisir, même si le choix des ses oeuvres m'est bien aléatoire. On retrouve ici la précision du verbe, la description sans concession d'une époque ( les années soixante et la guerre du Viet Nam ), mais quelques longueurs tout de même.

on retrouve, ici, une excellente traduction mettant en relief le talent de l'auteur, talent bardé de précisions ( trop ?), talent permettant de mieux comprendre le contexte de l'époque. Vocabulaire riche, personnages attachants et quelquefois déjantés.

Mais comment font ces auteurs Américains pour donner un tel souffle à leurs oeuvres. FRAZIER ne fait pas exception pour cette belle rencontre entre des personnages frustes et attachants et la guerre de secession toujours présente et cruelle.

toujours le même souci : la reconnaissance de l'excellent traduction ( due à Marie DUMAS )  où un béotien comme moi aura du mal à dissoçier le talent de l'auteur de la traduction elle même. Un régal de lecture où l'on est instantanément dans les grands paysages...

Voilà bien une lecture qui devrait être obligatoire dans toutes les universités des Séniors. C'est roboratif comme un bon repas. Le héros est attachant dans sa quête du "repos bien mérité" à travers les grands espaces - décidemment une constante des écrivains US - et les rencontres féminines hautes en couleurs !!

Pour le style décontracté et les observations au "cordeau" des sex....agénaires : un régal